Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 18:19

JChataigne-et-patchouli--gens-du-Paradou.couverture.jpg'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon nouvel ouvrage qui paraîtra en février 2010 aux Editions Glyphe, Paris :

  "Châtaigne et Patchouli, gens du Paradou"  


Les gens du Paradou vivent dans un petit coin de paradis, dans la Vallée des Baux de Provence.

En début d'ouvrage, je décris l'âme de ce petit village, si attachant que j'habite aujourd'hui. Puis, je consacre le corps de l'ouvrage à deux Paradounais, Don Tadée et son épouse Carina. 

Après avoir vécu leur enfance respectivement en Corse et à Paris, ils se rencontrent à Marseille dans les années 50 pour ne plus se quitter. Auparavant, Don Tadée aura fait de la résistance et débarqué en Normandie où il sera blessé. Par la suite, il vivra en personne le naufrage du Champollion à Beyrouth. Carina passera son enfance chez les Soeurs du Sacré-Cœur, puis mariée très jeune, se fera enlever, dans la plus pure tradition romantique, par Don Tadée. Dès lors, nous suivrons ce couple dans leurs pérégrinations, des parfums aux produits de luxe français vendus aux équipages des marines militaires étrangères.

En prélude à sa sortie en librairie, je tiens à vous faire bénéficier du bon de souscription de mon Editeur  qui vous permet d'acquérir le livre au prix de 10€ + port 1,67€ pour la France et 2,80€ pour autres pays, et ce, jusqu'au 15 février 2010. cliquez sur  le lien suivant pour l'obtenir Châtaigne et patchouli, gens du Paradou, bon de souscription ou aller sur le site de l'éditeur www.editions-glyphe.com/f/index.php?sp=coll&collection_id=272

Je vous remercie de l'accueil que vous voudrez  bien réserver à mon ouvrage dont les droits d'auteur seront entièrement versés à l'Association Maria-José Handicap Solidarité France Equateur et à la SPA. Merci de transférer ce mail à vos amis de façon à en élargir la diffusion.


Guy Lesoeurs

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres, Membre du Groupement des Ecrivains Médecins,

Membre de la Société des Poètes Français et de la Société de Lecture de Maussane les Alpilles.

Par GEHEL - Publié dans : Provence de coeur et d'esprit
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 12:00

Femme-fleur--Rene-Michallon.JPGPhoème en prose pour 2010

 

Et voilà pourquoi votre fille est muette !

 

Accueillir, discerner et transmettre.

Dans Le Médecin malgré lui (Acte II,  scène IV),  Sganarelle explique à Géronte l’étiologie de la maladie de sa fille avec des explications fumeuses mâtinées de latin de cuisine qui sont totalement incompréhensibles même et surtout pour Sganarelle. La fin est remarquable:

« … qui est causée par l'âcreté des humeurs engendrées dans la concavité du diaphragme, il arrive que ces vapeurs... Ossabandus, nequeyrs, nequer, potarimum, potsa milus. Voilà justement pourquoi votre fille est muette. »


  • Pourquoi ai-je attendu d’avoir soixante ans pour boire et apprécier mon premier thé ?
  • Pourquoi suis-je allé en Amazonie pour avoir ma première initiation à 61 ans ?
  • Pourquoi ai-je arrêté d’un coup de m’excuser à tout bout de champ comme si je regrettais d’avoir fait du mal à quelqu’un ou avoir mal fait quelque chose ?
  • Pourquoi recommencer une cure ?

    Et en 2010??? 

 

Je ne le sais pas. Ce que je sais c’est que c’est arrivé, un point c’est tout et tant mieux ! Et voilà pourquoi votre fille est muette !

 

Accueillir l’immédiat et l’incongru, le décalé mais pas seulement, accueillir l’a priori, le cliché, la tautologie et la métaphore… la reine des prés cérébraux. Accueillir le vulgaire, le noble et aussi le réchauffé, le pourri. Accueillir la jalousie, la sienne propre livrée au regard des autres, devant l’acte parfait et la parole habile. Accueillir la maladie, le malheur, la mort et le sentiment du vide… mais est-ce le vide ou le manque ? Mais accueillir la sagesse, la gentillesse, la politesse, sans cesse. Et voilà pourquoi votre fille est muette !

 

Discerner l’utile, l’encombrant, l’inutile, le superflu, le jetable, le portable. Discerner l’habitude et l’extra, l’ombreux et l’évident, ceux qui m’aiment, ceux qui me détestent et discerner le clivage, l’entrebâillement, la faille, la rupture proche…le précipice. Et…

 

Transmettre les « je ne sais pas », des mondes d’incertitudes et des lueurs d’espoir, transmettre ce que l’on croit avoir reçu: la tolérance, la compréhension, l’amour… Transmettre des intuitions, des croyances, ce que l’on tient pour vrai, bon, éthique et respectable, les principes. Voilà…

 

Les sens éveillés, l’esprit ouvert, la parole retenue dans un monde cloisonné où chacun reste couvert du couvercle de sa vieille poubelle quand le média cru, jamais domestiqué mais policé, ressasse inlassablement les viols, les meurtres mêlés de météo rassurante comme une soupe aux grumeaux. Pourquoi….

 

Les aïeux réveillés par des biographes nains qui veulent pisser copie plus haut qu’eux n’en ont cure, en Afrique, en Palombie ou ailleurs, et de revoir leur copie à l’aulne des lecteurs assoupis. Votre fille…

 

Enfin les enfants prendront le train qu’ils aiment, siffleront en marche, sans fantasme de péda-gabgie avant l’heure… puisque je te dis qu’elle… est muette !

 

Guy Lesoeurs

 

M.M.M. (Mots Morceaux Moisis)   

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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 18:48

Michel-Bonnefoy.jpg
Michel Bonnefoy
Ecrivain et félibre provençal
Photo La Provence
Michel Bonnefoy écrivain et félibre nous informe qu'il vient de publier "ARLES, 2000 ans de culture et d’histoire, 30€

Voici ce que Michel Bonnefoy m'écrit "Dans ce guide, tout entier tourné vers la découverte de la ville d’Arles (Arle, en Provençal), vous verrez des monuments romains (Amphithéâtre, Théâtre antique, Cryptoportiques, Vénus d’Arles, Thermes romains, cimetière des Alyscamps), d’autres du Moyen Âge (maison des Podestats, Saint Trophime et son cloître, point de départ d’un des chemins de Compostelle, l’Abbaye de Montmajour) et enfin des monuments du 16° au 20° siècle (l’hôtel de ville avec sa voûte plate, merveille de stéréotomie, tout comme dans le temple protestant, ainsi que de très beaux hôtels particuliers des 17° et 18° siècles).

Sur les Lices, le samedi, vous verrez un des plus beaux marchés de Provence. Vous verrez les arlésiennes, joliment peintes par Léo Lelée,  vous visiterez le musée de l’Arles antique avec le buste de Jules César, le musée arlaten créé par Frédéric Mistral, avec l’argent de son prix Nobel de littérature, le musée Réattu, ancien grand prieuré de Malte avec, entre autres, une soixantaine de dessins et peintures de Picasso.  Van Gogh aussi est venu en Arles et nous a laissé de beaux tableaux...." La suite dans son livre passionnant et abondamment illustré. Un cadeau à faire pour Noël, un anniversaire, la fête des mères? Encouragez les écrivains locaux qui se donnent du mal pour écrire des ouvrages culturels publiés à compte d'auteur. Commander sur le site :http://www.visiter-arles.fr

Bonne lecture

Guy Lesoeurs

Par GEHEL - Publié dans : Lectures précieuses
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 15:26

Léon Ouaknine, notre ami français du Canada, vient de publier aux Editions Grenier à Montréal : " Il n'y a jamais eu d'abonné au N° que vous avez appelé! Conversations entre un père et sa fille" (285 pages, 19 dollars canadiens), un ouvrage que nombre de bien-pensants classeront dans les ouvrages iconoclastes ! Et ils auront bien raison, pour une fois !

Mais le livre de Léon va beaucoup plus loin que le pamphlet anti-clérical ou anti-Dieu , il est l’œuvre d’une pensée lucide au travail qui tente de démonter les effets malsains des croyances et des establishments religieux. Léon s’attaque aux croyances établies et aux idées reçues par les hommes d’un dieu qu’il soit chrétien, judaïque ou musulman.

Je ne dirai pas que Léon est athée car ce serait l’affubler d’une croyance, celle de l’inexistence de dieu (au passage, remarquez que je ne mets pas de majuscules au mot « dieu » ; non pas que je sois sous influence car Léon continue lui d’en mettre une- ce qui me semble un reliquat de respect même à l’inexistant- mais parce que je décide dans cet article de le prendre comme un objet et non comme un sujet).

Laïc : c’est le mot qui pourrait le mieux s’approcher de Léon à condition qu’on lui colle l’adjectif « raisonnable ». Léon est un laïc « plein d’usage et raison » qui est revenu ... au Québec « pour vivre entre ses parents le reste de son âge » (du Bellay).

Voilà pour l’auteur. Quant à Stéphanie, sa fille, plutôt qu’un faire-valoir des idées de Léon, elle lui apporte par ses questions une réplique intelligente sans naïveté feinte.

Cet ouvrage est une vraie et belle thèse c'est-à-dire que Léon démontre pourquoi l’individu et le groupe ont eu besoin de religion « l’un des plus forts agents que l’humanité ait jamais inventé pour unir, solidifier et préserver les caractères spécifiques des groupements d’homo sapiens depuis ses débuts en petites bandes familiales jusqu’à la tribu et la nation » (p.79) . Léon analyse, avec sa fille, les preuves de l’inexistence de dieu et surtout en montre toutes les conséquences politiques, éthiques et civilisationnelles.  

Pour reprendre une phrase  célèbre à propos de la liberté : religion, que de crimes commis en ton nom ! De l’inquisition au jihad islamique en passant par les dragonnades qui poussèrent à l’immigration mes ancêtres (oui les miens) vers Saint Hélier et Londres !

« Quoi de commun entre les attentats contre des cliniques d’avortement aux Etats-Unis et le jihad islamique en Algérie ? Quoi de commun, si ce n’est le refus de la liberté de l’autre  au noms de valeurs sacrées, révélées en d’autres temps  et d’autres lieux, par les messagers de Dieu ! » (p.13)

A Stéphanie qui s’étonne : « les religions n’ont pas les mains nettes. Pourquoi malgré tout jouissent –elles d’une telle impunité ? » Léon répond « Pour deux raisons : d’abord parce que la religion agit comme une force de cohésion ethnocentrique de son  troupeau…[…] cette impunité tient à sa fonction d’intermédiaire pour l’obtention de l’absolution divine des actes mauvais. […] comment oser , dans ces conditions, interpeller la religion, intercesseur auprès du ciel , pour exiger qu’elle rende des comptes ; peu de gens s’y risquent. » (pp.80,81).

Il faut aussi dire, mon cher Léon, que l’histoire proche nous montre qu’en religion comme en politique, les pervers, les fanatiques sont ceux qui sont le plus facilement crus au détriment des gens de bon sens, ceux qui ne font pas de bruit. Les croyants, manipulés et soutenus par leurs prêtres extrêmists, se livrent alors aux pires excès. Je suis aussi déçu que Cabu par l’attitude on ne peut plus tiède des religieux qui savent faire la part des choses, et il y en a beaucoup.

 " Je suis frappé de voir, en ce qui concerne les musulmans, à quel point les modérés ne s'expriment pas et laissent faire des choses terribles en leur nom. " Cabu, dessinateur. 

 Léon Ouaknine est donc un homme de raison et de savoir. Il écrit «  qu’il ne se cache pas d’un parti pris délibéré pour la raison sur la foi, pour la connaissance sur la croyance, pour l’éthique réfléchie  sur les catéchismes en tous genres. Ce choix n’est pas arbitraire. L’usage de la raison offre une prise argumentée du réel, ce que ne font pas les religions, réduites à la foi, aux incantations et aux prières. »

Dans un monde idéal fait de respect mutuel et de bonne entente entre les terriens, le fait de croire au sacré ne devrait pas altérer le jugement au point de commettre des crimes contre la liberté. Utopie de ma part ?

Dans sa conclusion, Léon va plus loin en opposant Dieu et la Raison (mettons des majuscules!) et il nous dit clairement que l’esprit humain traîne la religion comme un boulet depuis des temps immémoriaux et que cela va aujourd’hui encore l’empêcher de relever de nouveaux défis. Ainsi, s’affranchir de la religion devrait être faire partie le viatique pour le futur, pour un autre Etre humain.

Ton livre m’a breaucoup fait réfléchir … moi qui mets mon espoir en l’homme et qui pense que Dieu existe et qu’il est en nous... Le reste n’est qu’histoires de prêtres de toute confession et cela ne m’intéresse pas plus que les arguments pour ou contre les minarets à côté du château Frontenac, de la cathédrale de Bâle, du Musée du Louvre ou de la chapelle des Baux de Provence…A te lire, Léon..

 Guy Lesoeurs

Lancement du livre au Québec suivre...

http://www.lebruyant.com/index.php?option=com_content&task=view&id=286&Itemid=36&limit=1&limitstart=1

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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 10:32
Coup de coeur de la part de Guy Lesoeurs: je viens  de lire (presqque d'une seule traite) le roman "PUISQUE C'EST CA LA VIE" de Michèle Lajoux aux Editions du Cherche-Midi. 
Ce petit mot pour vous conseiller le roman "PUISQUE C'EST CA LA VIE" de Michèle Lajoux aux Editions du Cherche-Midi.
 
L'auteure dont c'est le second roman raconte avec beaucoup de sensibilité et de lucidité l'histoire d'une petite fille, Angeline, qui vit à Laon et en vacances à Aix en Provence, puis y grandit entre Irène, une mère hostile au coeur de pierre et Jean un père faible, le tout au milieu d'une famille bourgeoise étriquée et pleine de contradictions et de secrets.
 
Dans ce roman féminin mais que les hommes seront bien inspirés de lire aussi le lecteur vit les frustrations et les infimes petits bonheurs d'Angeline, très fine observatrice de sa propre existence d'enfant qui "joue à ne pas être née" et qui court après l'amour impossible de sa mère, qu'elle envie, admire et qu'elle hait en même temps. 
 
Un court passage pour vous donner le ton: 
 "Angeline se dit qu'Irène n'as pas de chance, elle pourrait être la mère d'une jolie petite fille, un peu potelée,une brune aux cheveux frisés, aux yeux verts et au teint de lait. Une fille qui lui ressemblerait et qu'elle aimerait, pas une moche blondasseaux cheveux raides et au teint blafard, aux yeux bleus, et maigre, beaucoup trop maigre. Enfant, Irène aurait pu doubler Shirley Temple. Sur les photographies qu'Angéline admire en secret, la fillette, puis la jeune fille se promène d'image en image, épanouie, souriante, sportive en jupe plissée courte...[...]... Angeline contemple les photos, elle scrute les visages, épie, recherche une toute petite similitude entre les traist dee sa mère et les siens. Si elle réussit à lui ressembler un peu, seulmenet un tout petit peu, Irène se risquera-t-elle à l'aimer d'un tout petit amour?" p.198
 
Le style de Michèle Lajoux est vif, les mots choisis avec attention, les êtres et les lieux décrits avec cette pertinence du ressenti qu'elle nous fait activement partager sans sacrifier au pathos voire au sordide auxquels nous habituent trop d'écrivains installés.
 
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